• Sarah Bien-être Quotidien

Le Kangatraining, c'est quoi ?

Mis à jour : mai 13

Si tu me suis sur les réseaux, tu sais que je fais du Kangatraining depuis que j'ai eu ma 2ème fille, qui a 14 mois. Et beaucoup me demandent ce que c'est et à quoi ça sert. "Du sport avec bébé ? moi je préfère aller à la salle!" Oui, on y est plus tranquille je te l'accorde. Mais tu vas découvrir ici en quoi le Kangatraining est LE sport qu'il faut pratiquer si tu es enceinte ou jeune maman.


Rencontre avec Catherine, la référente France, qui nous dit TOUT sur ce sport bien spécifique !


1- Bonjour Catherine, est-ce que tu peux te présenter et nous raconter ce qui t'a poussée vers ce sport méconnu ?

Bonjour Sarah!

Je me nomme Catherine Haudoire, je suis maman de 2 enfants, et j’ai choisi de me reconvertir professionnellement parlant, afin d’être à mon compte dans le domaine du sport santé bien être. Il s’est avéré, qu’à l’arrivée de mon deuxième enfant, en Décembre 2017, cette envie d’autant plus forte de quitter l’éducation nationale, pour quelque chose qui me correspondait mieux, était présente. Par hasard, en fouillant sur le net, j’ai découvert le Kangatraining®, et quelque chose me disait que c’était cela. Seulement grosse barrière, car le concept n’existant pas en France à ce moment, il me fallait me former en Autriche auprès de la fondatrice. Sans réfléchir, je m’y suis inscrite et je suis partie avec ma famille en Autriche, sans un sou pour vivre une expérience unique dans ma vie. Lors de la formation, Nicole Pascher, la fondatrice, m’a investie de la mission de Countryleader Kangatraining ®France, dans le but de développer ce concept sur le territoire. Tout ce qui se met en place en France autour du Kangatraining est de mon ressort. En plus d’être garante de l’intégrité et de la valorisation du Kangatraining® en France, je deviens l’unique formatrice de ce concept innovant. En effet, celui-ci est déposé pour garantir la qualité de la pratique auprès du public concerné et des professionnels avec qui nous travaillons. J’assure le suivi Prékanga® et Kangatraining® sur le territoire de l’Oise et la Somme, et je dirige et contrôle le développement sur le territoire.

2- Peux-tu nous expliquer ce qu’est le Kangatraining® ?

Le Kangatraining® est, aujourd’hui, le numéro 1 Mondial de l’entrainement pré et postnatal. Il est développé dans près de 25 Pays, et ce depuis 11 ans maintenant, et fût mis en place par un ensemble de professionnels de santé : sage-femmes, physiothérapeutes, éducateurs sportifs et médecins. Aujourd’hui, une collaboration avec Julie Tupler, fondatrice de la technique TUPLER, existe. C’est une activité physique adaptée qui prend en compte les complications postnatales de la maman et les besoins de son bébé. Nous offrons la possibilité aux mamans, de reprendre une activité physique en toute sécurité. Le Kangatraining® est construit de manière à sensibiliser les jeunes mamans sur une bonne posture afin de protéger, et renforcer le plancher pelvien, corriger le diastasis des grands droits, et protéger les articulations qui sont encore soumis à l’action de l’hormone Relaxine.


Le Prékanga® est le même concept, mais adapté aux femmes enceintes. Nous accompagnons la future maman dans sa grossesse, et préparons son plancher pelvien, sa région abdominale à l’accouchement, et travaillons dans le sens de favoriser sa récupération postnatale. Le lien avec les professionnels de santé est plus important dans cette pratique, afin de garantir la sécurité et les bénéfices sur la jeune maman et son bébé.



3- Quels sont les bénéfices pour les mamans ?

Les objectifs du Kangatraining sont multiples : • Correction des complications postpartum (diastasis des grands droits avec mesure préalable de celui-ci et en cours d’entrainement, incontinence, douleurs articulaires, dos, douleur de symphyse,...) • Apprentissage d’une bonne posture pour la vie de tous les jours et au quotidien avec bébé • Protection et renforcement du plancher pelvien • Lutter contre l’isolement • Développement vestibulaire, moteur, affectif de l’enfant • Renforcement des muscles distendus pendant la grossesse, et étirement de ceux extrêmement sollicités durant cette période Une pratique régulière (2 fois par semaine) permet à la maman de réduire ces complications, et de se réapproprier son corps après accouchement, de se sentir bien avec la libération des endorphines par la pratique physique, et surtout de se libérer de ses angoisses de jeune maman en rencontrant d’autres mamans. Pour les bébés, les bénéfices existent aussi car le déroulement de séance est conçu en fonction de ses besoins. L’objectif est qu’il se sente bien, apaisé et en sécurité. Le bien-être de la mère et de l’enfant sont notre priorité !

4- Comment se déroulent les séances habituellement ?

Les séances se déroulent toujours dans le même ordre, afin de garantir une routine au bébé, et qu’il ait ses repères au fils de la séance :

a) L’échauffement est là pour eux. Réel moment social, il n’en est pas moins une nécessité pour la mise en route de l’ensemble du corps de la maman. C’est à ce moment que nous expliquons à la maman la manière de se positionner, et ce à quoi nous allons prêter attention. Un temps en début de séance est consacré à une explication plus détaillée aux mamans lors de leur toute première séance. Le cadre et les règles de sécurité doivent être posés.

b) Ensuite, afin de détendre le bébé pour faciliter son endormissement, nous effectuons des mouvements au sol, avec pour objectif le renforcement de la région abdominale avec prise en considération d’un potentiel diastasis, et surtout en évitant les pressions hyperpressives sur le plancher pelvien. Ce moment est pour maman et bébé en duo. Réel moment de développement moteur pour le bébé et lien affectif avec la maman. La façon de se mettre au sol, de s’allonger, de se positionner sur le dos, et se relever, font partie de l’apprentissage des mamans pour préserver leur plancher pelvien.

c) S’en suit un temps de mise en porte-bébé, avec surveillance de la monitrice certifiée. Nous nous assurons que le bébé est correctement installé, et que la sécurité du porteur n’est pas engagée. Le prêt d’un porte bébé ou d’une écharpe est envisageable.

d) La séance se poursuit par des exercices debout, avec encore une fois, une façon de se mouvoir, un positionnement contrôlé pour préserver les articulations et le plancher pelvien de la jeune mère est enseigné et appuyé. De nombreux exercices sont interdits comme les sauts, les exercices pour adducteurs, des rotations entières.... afin de respecter le bébé, ses besoins, mais aussi le corps de la maman. Nous allons danser, apprendre à nous mouvoir sans nous nuire, nous allons renforcer les fessiers, les cuisses, les bras... et surtout transpirer !

e) On conclut, par une partie consacrée aux exercices isolés du plancher pelvien. Nous reverrons avec les mains la manière de contracter correctement son périnée, sans pression hyperpressive et avec la respiration. Une marionnette nous accompagne pour divertir à ce moment les bébés qui ne dorment pas et qui profitent. Nous ne remplaçons pas la rééducation périnéale, nous la complétons, pour assurer la continuité du travail des sages femmes, qui est très précieux pour assurer les bénéfices de notre pratique.

f) Et enfin nous étirons les muscles qui sont fortement sollicités durant la vie avec bébé, toujours dans un souci des complications. Et nous concluons sur une chanson commune, avec une discussion autour d’un sujet laissé libre choix aux mamans.

5- Aujourd’hui, comment se passe le Kangatraining ? C’était important pour toi de maintenir les séances malgré le confinement ?

Aujourd’hui le Kangatraining se développe fortement en France, mais la demande reste encore prédominante. Cela fait un an que les formations sont proposées en France par mes soins et mon équipe de professionnels de santé.

Pour participer à une séance, la première visite postnatale est exigée, et ensuite l’entrainement peut commencer en parallèle de la rééducation postnatale. Aucune contre indication n’existe pour cette pratique. Une inscription sur le site www.kangatraining.info est obligatoire afin de procéder à un entretien préalable avec la monitrice pour identifier les besoins et ainsi diriger la séance le plus sécuritaire possible. Ce sont les conditions nécessaires pour assister à sa première séance.

Avec le confinement, nous avons dû revoir notre façon de procéder, car il n’était pas concevable de laisser les jeunes mamans et futures mamans seules chez elles. Cette révision s’est faite au niveau mondial, avec un travail d’équipe exemplaire. La fondatrice nous a permis de poursuivre le suivi de nos mamans actuelles, avec la mise en place d’un outils de visioconférence adapté à ce suivi. Nous pouvons ainsi garder ce lien social en nous voyant et en pouvant discuter, mais aussi cette sécurité en pouvant corriger et guider vers une meilleure posture nos mamans. Une visibilité quasi immédiate de cela sur le site a permis de ne pas rompre notre suivi, ET d’ouvrir la pratique hors de nos territoires respectifs. Actuellement, toutes les jeunes mamans de France peuvent bénéficier de ce suivi sans avoir de monitrices dans son secteur. Cela est valable aussi pour les femmes enceintes avec le Prekanga.

6- Quel rôle ont les sages femmes ?

Les sages femmes qui ont eu connaissance de ce concept y adhérent à 100%. Certaines y assistent même avec leur bébé, ou bien pendant leur grossesse. Pour toutes celles là, le constat est unanime. Cette pratique doit être pratiquée par toutes les jeunes mamans et futures mamans afin d’assurer une meilleure remise en forme post natale, et ainsi rendre possible la pratique sportive plus intense sans désagrément. Le plancher pelvien est de ce qui est le plus précieux chez la femme. Aujourd’hui, et ce sont les sages-femmes qui le disent elles mêmes, peu de choses existent avec la considération de celui-ci, et le plancher pelvien est malmené dans la pratique sportive.

Avec le confinement, les sage-femmes voient leur activité réduites à l’urgence. Certaines mamans ne bénéficient donc pas ou plus de leur rééducation ou préparation à l’accouchement. C’est pourquoi, une collaboration plus ancrée s’est installée. Elles conseillent vivement à leur mamans de venir suivre notre entrainement durant le confinement, en attendant que les choses redeviennent possible. Un mail rédigé en ce sens, ensemble, est disponible pour les professionnels de santé ne connaissant pas encore la pratique. Sans ces professionnels, car les ostéopathes, les kinésithérapeutes, les conseillères en parentalité, nous recommande également, nous ne pourrions exister de manière crédible.


7- Tu parles de choses qui mettent en danger les mamans sur internet. Qu’est ce qu’elles doivent éviter à tout prix par exemple ?

En effet, depuis le confinement, le sport devient omniprésent sur les réseaux sociaux ou internet. Des stars ou bien des personnes lambda, se sentent l’âme de professionnels de santé et proposent des exercices pour les jeunes mamans et leur bébé.

Le corps de la jeune maman connait des modifications énormes qui relève du domaine de la santé au niveau connaissance. Et sans cette connaissance rien ne peut être proposé sans que cela ait des conséquences irréversibles à vie sur la maman. Beaucoup de choses sont proposées, sans que ces données scientifiques ne soient prises en considération. Ainsi, la plupart des mouvements nuisent au plancher pelvien, et accentue sa fragilité, ce qui entraînera sur du plus long terme une incontinence d’effort irréversible, et donc une gène permanente dans la vie quotidienne. En plus du plancher pelvien, une hormone agit toujours sur les articulations : la relaxine qui rend ces dernières plus laxes. Donc des mouvements pas correctement exécutés peuvent entraîner des lésions sur les articulations du genou par exemple, et ainsi faire perdurer une douleur accrue chez la jeune maman. Côté bébé, la mise en porte bébé n’est pas toujours physiologique, car idem cela nécessite une base de connaissance. De ce fait les conséquences sont doubles : pour le bébé, mauvais positionnement donc mauvais développement de la hanche par exemple, entraînant des malformations en grandissant. Pour la maman, mauvaise répartition du poids, entraînant des douleurs dorsales et cervicales plus accrues, ainsi qu’une pression inutile sur le plancher pelvien, le fragilisant de nouveau. Toutes ces pratiques n’étant pas contrôlée ni encadrées par des professionnels certifiés entraînent des conséquences plus graves et irréversibles sur la santé des jeunes mamans. Il en est de même pour les femmes enceintes. Une pratique non contrôlée et non réglementée peut engendrer des contractions, voire une ouverture de col prématuré. Pire cela peut occasionner des fausses couches, le syndrome de la veine cave, et toutes autres complications pouvant entraîner un accouchement prématuré.

C’est pourquoi, les sages femmes m’ont demandé de diffuser ces informations autant que possible, afin d’orienter les jeunes mamans et futures mamans, vers nos services.

Afin de limiter les dégâts, il apparaît nécessaire que ce public soit pris en charge par des professionnels compétents dans ce domaine.

En effet, chaque monitrice est formée par : • une sage femme, à la connaissance gynécologique de la grossesse et de l’accouchement, et aux différentes complications qui peut exister, • par un médecin à l’anatomie générale, de la femme et l’évolution de celle-ci durant la grossesse et l’accouchement. • Par moi-même, à la technique Kangatraining® et aux bases des techniques sportives. • Par une conseillère de portage, pour l’utilisation des portes bébés.

Chacune est certifiée par la réussite d’examens terminaux qui se déroulent sur 3 mois après la formation, toujours dans le souci de s’assurer de leur bonne mise en œuvre future. Un contrat est signé afin de les engager dans le respect du concept. [Ndlr : Clique ici si la formation t'intéresse.]

Notre priorité est la sécurité et le bien-être de la jeune maman et de son bébé, ainsi que de la future maman.

8- Merci Catherine pour toutes ces précieuses informations ! Petit rappel : si on veut participer à une séance, que doit-on faire ?

C'est très simple, il suffit de se rendre sur https://www.kangatraining.info/ et de choisir sa ou ses séances.

Personnellement je m'occupe des séances dans l'Oise mais actuellement, avec le confinement, les séances sont uniquement en ligne et sont donc accessibles peu importe le lieu de résidence de la maman ou femme enceinte !


Super ! Merci pour toutes ces informations et à bientôt en ligne !

A très bientôt !


[ Page Facebook de Catherine | Page Facebook Kangatraining France ]




PS : es-tu déjà sur nos groupes Facebook ?


- La Grossesse Sans Tabou est réservé aux femmes enceintes.

Nous y parlons grossesse sans tabou. Les bons, et les mauvais côtés. C'est un endroit où tu peux parler librement de ce qui te plait comme de ce qui te surprend ou que tu n'aimes pas !


- Jeunes Mamans Sans Tabou est réservé aux mamans qui ont des enfants en bas âge.

Nous y parlons des aspects positifs et négatifs de la vie de maman. Nous y trouvons une écoute, du soutien, du partage. Un groupe où on est libre de se lâcher sans être jugée !